HSBC Holdings publie un résultat avant impôt de 7 079 millions USD

01 Mars 2010

    

Une augmentation sensible de la performance économique à périmètre constant

• Le résultat avant impôt, à périmètre constant, et hors dépréciation des écarts d’acquisition en Amérique du Nord de 2008, est en hausse de 4,7 milliards USD (+56 %) à 13,3 milliards USD.

• Le résultat publié avant impôt s’inscrit en baisse de 24 % à 7,1 milliards USD.

• Le résultat net part du groupe est en hausse de 2 % à 5,8 milliards USD.

• Un effet de ciseaux positif, les recettes enregistrant une hausse de 8 % tandis que les coûts ont diminué de 4 %, avec un coefficient d’exploitation à 47,5 %.

• Les dividendes au titre de 2009 s’élèvent au total à 5,9 milliards USD, soit 0,34 USD par action ordinaire, le quatrième acompte sur dividende annoncé étant de 0,10 USD par action ordinaire.

• HSBC, une des institutions financières qui distribue le plus de dividendes, a versé plus de 24 milliards USD de dividendes au titre des trois derniers exercices.

• Le bénéfice par action est en repli de 17 % à 0,34 USD (2008 : 0,41 USD).

Solidité financière confirmée en termes de fonds propres et de liquidité

• L’activité a généré des fonds propres au cours de chacun des trimestres. Les bénéfices ont permis une augmentation des fonds propres de 10,2 milliards USD.

• Le succès de l’augmentation de capital a accru les fonds propres de 17,8 milliards USD.
• Amélioration de la situation des fonds propres. Le ratio Tier 1 a été porté à 10,8 %, un chiffre supérieur à l’objectif fixé.

• Maintien d’une position très liquide. Au 31 décembre 2009, HSBC détenait plus de 1 000 milliards USD de dépôts, et le ratio de concours à la clientèle rapportés aux dépôts était de 77,3 %.

Un modèle diversifié qui produit des bénéfices à toute phase du cycle économique

• Toutes les régions sont bénéficiaires à l’exception de l’Amérique du Nord, mais les performances ont été pénalisées par le recul de la demande et la forte baisse des marges sur dépôts.

• Les dépréciations pour risques de crédit ont diminué aux Etats-Unis. Leur diminution (-1,6 milliard USD) dans les activités de crédit à la consommation en gestion extinctive a compensé une augmentation dans les autres zones.

• D’excellents résultats dans la Banque de financement, d’investissement et de marchés.

• En dépit d’une conjoncture économique difficile, la Banque d’entreprises a été bénéficiaire dans toutes les régions.

• Le Groupe a conforté son statut de première banque étrangère en Chine continentale. La valeur de marché des participations stratégiques s’est accrue et s’élèvait à 25,4 milliards USD et le développement du réseau s’est poursuivi pour atteindre 98 points de vente.

• HSBC a soutenu ses clients pendant la crise et a distribué au Royaume-Uni 15 milliards GBP de nouveaux prêts hypothécaires.

Le Groupe est bien placé pour profiter de la reprise économique

• Une économie à deux vitesses. Les marchés émergents devraient connaître une croissance économique trois fois plus rapide que les pays développés en 2010.

• Transfert du bureau principal du Directeur Général à Hong Kong, au cœur de la région la plus importante sur le plan stratégique pour le Groupe. 

• En dépit d’un environnement réglementaire incertain, HSBC se trouve en position favorable grâce à la solidité de ses fonds propres, sa position de liquidité, et à la transparence de son organisation.

• HSBC est la marque qui a le plus de valeur au niveau mondial dans l’univers bancaire et Euromoney lui a décerné le prix « Meilleure banque globale » (‘Best Global Bank of the Year').  

HSBC HOLDINGS PUBLIE UN RESULTAT AVANT IMPOT DE 7 079 MILLIONS USD

HSBC a enregistré un résultat avant impôt de 7 079 millions USD, en baisse de 2 228 millions USD, soit 23,9 %, par rapport à 2008.

La marge nette d’intérêts s’établit à 40 730 millions USD, en baisse de 1 833 millions USD, soit 4,3 %, par rapport à 2008.

Le produit net bancaire avant charges pour risques de crédit atteint 66 181 millions USD, en baisse de 15 501 millions USD, soit 19,0 %, par rapport à 2008.

Les charges d’exploitation, d’un montant de 34 395 millions USD, ont diminué de 4 140 millions USD, soit 10,7 %, par rapport à 2008. A périmètre constant*, leur baisse est de 4 % par rapport à 2008.

Le coefficient d’exploitation de HSBC s’établit à 52,0 %, contre 47,2 %* en 2008.

Les charges pour dépréciation pour risques de crédit s’élèvent à 26 488 millions USD en 2009, 1 551 millions de plus qu’en 2008.

Les ratios du Groupe demeurent solides à 9,4 % pour le ratio core tier 1 et 10,8 % pour le ratio
Tier1 au  31 décembre 2009.

Au 31 décembre 2009, le total de bilan consolidé était de 2 364 milliards USD, en hausse de 163 milliards, soit 6,5 %, par rapport au 31 décembre 2008.

*Quand référence est faite aux termes ‘économique’ou ‘périmètre constant’ dans les tableaux et commentaires, l’information comparable a été exprimée à taux de change constant, en éliminant l’impact de valorisation de la dette propre d’HSBC du fait de la variation de son spread de crédit, et après ajustement des impacts liés aux acquisitions et cessions. Un tableau de réconciliation entre les données publiées et les données « économiques / à périmètre constant »  est présenté dans les informations additionnelles.

** Hors dépréciation des écarts d’acquisition. Le coefficient d’exploitation après dépréciation des écarts d’acquisition était de 60,1 % en 2008.

resultat 09

Discours de Stephen Green, Président du Groupe

 

2009 : une année de transition

2009 a été une année de transition à de nombreux égards.

Elle s’est ouverte avec de nouvelles perturbations sur les marchés financiers mondiaux mais, au cours de l’année, ceux-ci ont échappé à l’incertitude pour se stabiliser progressivement à la suite de la poursuite des actions exceptionnelles et opportunes des gouvernements et des banques centrales.

2009 a aussi été marquée par la plus forte récession économique observée depuis la seconde Guerre mondiale. Il est toutefois apparu en fin d’année que le pire était passé, même si la confiance reste fragile et la reprise inégale.

Le basculement économique de l’Ouest vers l’Est s’est accéléré en 2009. Nous sommes convaincus depuis longtemps que le centre de gravité de l’économie mondiale se déplace. La crise financière n’a fait qu’accélérer cette tendance.

Il n’en demeure pas moins que nous devons encore affronter des risques et des défis colossaux.

Alors que les pays émergents tirent la reprise mondiale et semblent assurés de capter l’essentiel de la croissance mondiale au cours de la prochaine génération, la reprise dans les pays développés est lente et le chômage reste élevé.

De plus, le rééquilibrage mondial de la demande vient tout juste de commencer. La crise financière a mis en évidence l’ampleur des déséquilibres, en particulier ceux qui existent entre un Occident où la consommation est excessive et des pays émergents où le taux d’épargne est élevé. Des changements structurels et une coopération internationale sont indispensables pour accomplir un rééquilibrage, qui prendra du temps.

Il y a également d’importantes leçons à tirer de ces événements alors que nous cherchons à réformer le système financier. Trouver des solutions ne sera ni rapide ni simple, mais le besoin de changer d’urgence est plus clair que jamais.

Soutenir nos clients et  ‘performer’ tout au long du cycle économique

Tout au long de la crise, HSBC est resté rentable, financièrement  solide, et indépendante, sans recours aux soutiens publics.

Le fait qu’en 2009 les performances économiques de HSBC ont sensiblement progressé par rapport à 2008 démontre la qualité et la solidité du management de HSBC. A périmètre et taux de change constants, le résultat économique avant impôt est de 13,3 milliards USD en 2009, en hausse de 56%, hors effet de la dépréciation des écarts d’acquisition constatée en 2008. Sur base publiée, le résultat avant impôt s’élève à 7,1 milliards USD en 2009, soit une baisse de 24%, notamment en raison de la variation de juste valeur comptabilisée sur notre propre dette.

Le résultat avant impôt dégagé par HSBC au cours des trois derniers exercices et depuis le début de la crise doit être une source de grande confiance pour nos actionnaires, nos épargnants et tous nos clients. Une fois de plus, nous avons prouvé que, même lorsque les temps sont difficiles, nos résultats demeurent positifs, et cela à tous les stades du cycle économique.

Nous avons continué à améliorer notre solidité financière en 2009. Les résultats dégagés nous ont permis d’accroître nos fonds propres de 10,2 milliards USD. Ils couvrent largement le dividende annoncé, d’un montant total de 5,9 milliards USD au titre de l’exercice 2009. Les administrateurs ont annoncé un quatrième acompte sur dividende de 10 cents par action ordinaire qui sera versé le 5 mai 2010 et nous demeurons l’une des institutions financières qui distribue le plus de dividendes : le montant total des dividendes servis au titre des trois derniers exercices dépasse 24 milliards USD.

Le succès de l’augmentation de capital réalisée en avril a accru le montant des fonds propres de 17,8 milliards USD et a contribué à changer le climat du marché, facilitant sa reprise. Il constitue une preuve de la confiance que vous, nos actionnaires, placez dans notre avenir et dont nous vous sommes vivement reconnaissants.

Lors de cette augmentation de capital, nous vous avions informés, en cas de succès, que notre ratio tier 1 augmenterait d’environ 150 points de base. J’ai donc le grand plaisir de vous faire savoir que celui-ci a progressé de 250 points de base pour atteindre 10,8 % au 31 décembre 2009, grâce à l’augmentation de capital et à notre capacité à générer des profits. Le ratio core tier 1 s’établissait à 9,4 %  au 31 décembre 2009, en hausse de 240 points de base.

Notre stratégie est restée claire durant la crise : conforter notre position de premier groupe bancaire dans le monde et sur les marchés émergents. Nous n’avons pas non plus oublié qu’il est de notre responsabilité d’apporter une réelle contribution au développement économique et social et que cela est indispensable à notre réussite et pour procurer à nos actionnaires une création de valeur durable.

Tenir nos engagements envers les communautés que nous servons dans le monde entier n’est pas une préoccupation accessoire ou un  simple sous-produit de notre activité, c’est notre raison d’être. En Argentine, où la crise du peso battait son plein il y a dix ans, nous n’avons pas abandonné nos clients et nous y sommes toujours restés présents. En 2009, notre filiale dans ce pays a réalisé sa meilleure performance de son histoire et a recommencé à distribuer un dividende au Groupe en janvier 2010. Nous sommes fiers d’être la plus grande banque étrangère en Chine continentale, où nous avons cette année encore étoffé notre présence, déjà solide, dans les zones rurales. Nous avons presque doublé la taille de notre réseau en Indonésie pour répondre à la demande croissante de services financiers émanant de la clientèle d’entreprises et de particuliers et nous avons lancé notre fonds pour les petites et moyennes entreprises aux Emirats Arabes Unis en janvier 2010. Ce ne sont là que quelques exemples qui illustrent notre engagement à aider les gens à préparer l’avenir et assurer prospérité et sécurité à leurs familles et leurs communautés.

Une gouvernance d’entreprise bien établie et un management possédant une expérience inégalée

Nous avions annoncé en 2009 que, en tant que Directeur Général, Michael Geoghegan prendrait en charge le développement de notre stratégie, dans le cadre de sa responsabilité globale d’assurer la performance de l’ensemble des activités du Groupe. Nous avons transféré à Hong Kong le bureau principal du Directeur Général du Groupe. Le 1er février 2010, il a succédé à Vincent Cheng en tant que Président de ‘The Hongkong and Shanghai Banking Corporation Limited’. Cette décision reflète la mutation historique à l’œuvre actuellement dans l’économie mondiale.

Le siège du Groupe HSBC reste au Royaume-Uni, qui demeure l’une des places financières mondiales les plus importantes. De là, en tant que Président, je passe une part croissante de mon temps, au nom du Groupe, à discuter avec les dirigeants et les autorités de tutelle du monde entier des questions politiques, de plus en plus nombreuses, qui revêtent une importance cruciale pour la profession bancaire dans son ensemble et pour HSBC en particulier.

HBSC se distingue de ses concurrents par son Conseil d’administration très expérimenté, diversifié et motivé, et dont les membres ont une longue expérience internationale.
Nous sommes résolus à assurer une surveillance réelle et garantir le respect des principes énoncés par le rapport ‘Walker’ au Royaume-Uni. En 2009, nous avons en outre pris des mesures supplémentaires pour renforcer notre équipe de direction. Sandy Flockhart, nommé à la direction de la Banque de particuliers et d’entreprises, est responsable des pôles Banque de particuliers, Banque d’entreprises et Assurances, des filiales de HSBC en Amérique latine et en Afrique et de la plupart des fonctions du Siège. Stuart Gulliver a été nommé Président pour l’Europe, le Moyen-Orient et « Global Business ». Il a également la responsabilité de la Banque privée  en plus de ses responsabilités de dirigeant de la Banque de financement, d’investissement et de marchés. Douglas Flint assume des responsabilités additionnelles pour la Réglementation et la Conformité en sus de ses attributions de Directeur financier et administrateur dirigeant chargé des Risques et de la Réglementation. Enfin, Peter Wong a été nommé Directeur général de The Hongkong and Shanghai Banking Corporation Limited, succédant à ce poste à Sandy Flockhart.

Je tiens à remercier Vincent Cheng du remarquable travail qu’il a accompli ces cinq dernières années en tant que Président de ‘The Hongkong and Shanghai Banking Corporation Limited’ et me félicite de continuer à travailler avec lui en tant que membre du Conseil d’administration du Groupe et Président de HSBC Bank (China) Company Limited.

Je n’oublie pas non plus trois de nos administrateurs, José Luis Durán, William Fung et Sir Mark Moody-Stuart, dont le mandat expire à l’assemblée générale de 2010 et qui n’ont pas souhaité être reconduits dans leurs fonctions. Ce fut pour moi un privilège de travailler avec chacun d’entre eux ; qu’il me soit permis, en mon nom comme en celui de tout le Conseil d’administration, de leur exprimer toute notre gratitude pour les conseils et l’aide qu’ils nous ont dispensés.

Les enseignements de la crise

En 2009, les pays du G20 ont clairement affiché leur conviction que le caractère durable de la mondialisation et une prospérité croissante nécessitaient une économie mondiale ouverte fondée sur le principe de l’économie de marché, une réglementation efficace, et des institutions mondiales solides. HSBC considère que ces principes sont essentiels au bien commun. Le secteur bancaire doit impérativement s’engager dans un débat constructif sur la mise en oeuvre de ces nouvelles règles et HSBC participe activement à ces discussions. A notre avis, l’objectif global doit s’articuler autour de la mise en place de trois mécanismes de marché.

La concurrence est essentielle au développement économique et social. Dans un passé récent, les tentatives visant à dégager des profits sans cesse plus élevés ayant la même origine, ont conduit à des distorsions dans les produits proposés, à un manque de transparence et à une complexité excessive. Le secteur bancaire doit en tirer les enseignements, et offrir un marché qui fournit des services financiers compétitifs, transparents et adaptés aux besoins de la clientèle.

Les marchés de capitaux ont également subi d’importantes distorsions ces dernières années. On a accordé trop d’importance aux gains à court terme, ce qui s’est souvent accompagné d’une pression des actionnaires pour augmenter l’effet de levier et accroître les rendements, et d’une sous-évaluation dangereuse du risque. Cette situation s’est traduite par des rendements non durables et qui, dans certains cas, se sont avérés illusoires. Les banques doivent être adéquatement capitalisées, suffisamment liquides et ne doivent pas être trop dispersées. Leur capacité à satisfaire à ces trois paramètres conditionnera l’avènement du système financier durable dont nous avons besoin pour l’avenir.

Le troisième domaine nécessitant une réforme urgente est celui du recrutement et la gestion des talents, compte tenu des problèmes rencontrés par ailleurs à ce titre. Dans certains pays, le grand public éprouve une exaspération légitime face aux pratiques de certaines banques et, notamment la pratique consistant à rémunérer l’échec patent des dirigeants. On a assisté à des distorsions inacceptables : depuis les bonus liés à des revenus non pérennes ou illusoires, qui ont encouragé une prise de risque excessive, jusqu’aux bonus garantis sur plusieurs années, non assortis de critères de performance. Au cours des trois dernières années, j’ai publiquement fait part de mes préoccupations en matière de  rémunération et je me propose ici de présenter les principes qui sont appliqués par HSBC.

Récompenser la performance durable

Tout d’abord, pour être durable, une banque doit trouver le juste équilibre pour satisfaire les intérêts à long terme de toutes ses parties prenantes. Elle doit offrir un rendement durable à ses actionnaires ; elle doit maintenir des fonds propres solides pour soutenir ses clients et les économies où elle est présente ; et elle doit proposer une rémunération adéquate à ses employés. D’après ma propre expérience, nos collaborateurs veulent savoir que leur travail compte et qu’il contribue au développement social et économique ; la rémunération est loin d’être le seul facteur de motivation. Il importe néanmoins d’accorder un traitement approprié aux employés, et les entreprises ont clairement une responsabilité à cet égard.

Il en résulte que la rémunération doit être étroitement liée à la performance durable et qu’elle ne doit pas récompenser l’échec. Elle doit être convenablement alignée sur le risque qui demeure au bilan, ce qui peut passer par une rémunération différée et, s’il s’avère par la suite que la performance n’est pas satisfaisante, par la possibilité de récupérer la part variable de la rémunération.

Ensuite, pour conserver un avantage concurrentiel à long terme, la rémunération doit être fondée sur les pratiques du marché. Une société qui verse une rémunération insuffisante à ses employés finit par perdre ses talents. HSBC est domicilié au Royaume-Uni, mais nos 300 000 collaborateurs  travaillent dans 88 pays et territoires. Nous devons penser à l’échelle internationale, et la politique de rémunération ne fait pas exception à cette règle. De même, si des centres financiers majeurs tels que Londres doivent continuer d’accueillir les sociétés telles que HSBC, ceux qui se soucient de l’avenir doivent intégrer la réalité du marché mondial dans leur réflexion et dans leur approche.

Enfin, il convient qu’un Comité des Rémunérations indépendant réalise des analyses comparatives rigoureuses au niveau international sur les rémunérations et mène les consultations appropriées sur ses conclusions. Tels sont les principes qui ont régi notre action pour déterminer les rémunérations de HSBC cette année.

L’expérience cumulée de nos administrateurs dirigeants atteint 178 années de service au total, une durée qui est pratiquement sans équivalent au sein du secteur financier. Je suis convaincu qu’il n’existe pas de meilleur management, et le fait que HSBC soit resté rentable tout au long de la crise financière et que, contrairement à la plupart des autres banques, HSBC ait continué à verser des dividendes, ne doit rien au hasard. Pour 2009, le montant total des dividendes aux actionnaires dépasse de nouveau largement le montant total des rémunérations variables versées aux salariés. Nous n’avons pas eu recours aux soutiens publics ; au contraire, HSBC a versé près de 5 milliards de GBP d’impôts à l’économie britannique au cours des cinq dernières années.

HSBC est fermement convaincu que les rémunérations variables constituent un élément légitime et approprié de la rémunération à condition, bien sûr, que leur versement respecte les principes énoncés plus haut. Le G20 a défini des critères clairs que HSBC soutient pleinement, et nous respectons le code de bonnes pratiques en matière de rémunération défini par la « Financial Services Authority » (FSA). De fait, notre décision de reporter sur trois ans 100 % des bonus des administrateurs dirigeants au titre de 2009 va au-delà de ces principes directeurs.

Pour bien rétribuer la performance, il convient de faire évoluer avec le temps la rémunération de nos collaborateurs en fonction des pratiques de marché. Le Conseil d’administration prévoit au sein du secteur bancaire une augmentation de la part fixe de la rémunération, notamment pour les fonctions importantes de gestion des risques et de contrôle. HSBC compte mener à bien ce processus, et notre management ne fait pas exception.

Compte tenu des circonstances exceptionnelles qui caractérisent la période actuelle, le Conseil d’administration est pleinement conscient du fait que la rémunération constitue un sujet extrêmement sensible. Ceci est tout particulièrement vrai compte tenu du montant très élevé en valeur absolue des sommes concernées, même si ces montants sont inférieurs à ceux versés par d’autres sociétés de taille comparable à HSBC. Nos pratiques sont claires et transparentes, et les rémunérations des dirigeants cette année sont présentées dans le rapport sur la rémunération des administrateurs publié aujourd’hui. Nous sommes absolument convaincus que les décisions que nous avons prises au sujet des rémunérations cette année sont les bonnes – pour l’ensemble de nos parties prenantes.

Construire un système financier durable pour l’avenir

A mesure que les responsables politiques et les acteurs du secteur adoptent les mesures qui s’imposent pour améliorer le fonctionnement des marchés, nous devons également relever une série de défis majeurs.

Il est impératif de trouver le bon équilibre entre la nécessité de renforcer le système financier et celle de soutenir la croissance économique. Poussé trop loin, la volonté d’éliminer le risque au sein du système financier, peut asphyxier la reprise et entraîner un déplacement du risque vers d’autres secteurs non réglementés des marchés de capitaux. Il est dans l’intérêt collectif de trouver le bon équilibre. Nous devons nous abstenir de mettre en œuvre des réponses élaborées hâtivement. De fait, pour mieux gérer le risque dans un secteur véritablement mondial, les politiques doivent être coordonnées au niveau international.

Les responsables politiques doivent également définir de nouveaux outils macro économiques qui les aideront à gérer l’offre de crédit, ainsi que le coût du crédit dans l’économie. Un des principaux aspects de cette démarche consiste à assurer une gestion contra-cyclique des fonds propres des banques, ce qui permet de trouver le bon équilibre entre la stabilité du système financier et la nécessité de soutenir la croissance économique. Il nous est impossible de créer un système financier durable sans améliorer dans le même temps le cadre plus général de la gestion macro économique.
Enfin, dans le contexte du débat général sur la taille et l’organisation appropriée des banques, il faut reconnaître que la structure d’entreprise et la gestion des liquidités revêtent au moins autant d’importance que la taille en soi. Ce débat a parfois abouti à la formule malencontreuse ‘too big to fail’, mais la réalité est plus complexe. Nous sommes convaincus que le système financier a besoin de banques qui soient ‘suffisamment grandes pour faire face’ en disposant d’activités diversifiées, contribuant à réduire le risque et à assurer une rentabilité récurrente. De même, on n’a pas prêté suffisamment attention à la nécessité pour les banques d’être ‘suffisamment diversifiées pour servir’ leurs clients de dimension mondiale dont les besoins financiers revêtent des formes de plus en plus diverses. En définitive, il n’est pas souhaitable, et il n’est pas possible de définir un modèle bancaire idéal. La crise actuelle démontre clairement que le risque systémique, attaché à une institution financière, ne dépend pas de sa taille ou de sa nature d’activité.

HSBC a toujours été convaincu de la nécessité d’avoir une structure transparente basée sur des filiales capitalisées séparément. Le Groupe a une approche prudente de la gestion de la liquidité, et son activité s’est constituée de façon à pouvoir offrir des services diversifiés à ses clients de dimension mondiale. On ne connaît pas encore le détail des évolutions réglementaires, ni leur calendrier de mise en œuvre. Toutefois, nous sommes convaincus que grâce à l’importance que nous accordons à ces éléments fondamentaux, nous sommes très bien placés, et nous disposons d’une position concurrentielle suffisamment solide pour relever les défis à venir.

Présentation de Michael Geoghegan, Directeur général du Groupe

Des activités diversifiées qui bénéficient à nos clients et à nos actionnaires

L’année dernière, lors de ma présentation, je prédisais que 2009 serait à nouveau une année difficile pour l’économie et pour le secteur financier. Tel a été le cas.

Les effets conjugués de la baisse des volumes commerciaux, de la contraction de l’investissement et de la hausse du chômage ont pénalisé les clients des activités de Banque de particuliers et d'entreprises à travers le monde. Aucune région et aucun secteur n’ont été épargnés. Bien que l’amélioration des conditions sur les marchés financiers et de capitaux ait favorisé l’amélioration des résultats dans la banque d’investissement, la récession mondiale a eu des effets très marqués sur le secteur bancaire. L’appétence au risque reste faible, le processus de désendettement s’est poursuivi et la demande de crédit est restée modérée. Dans le même temps, les taux d’intérêt très bas ont affecté les revenus des épargnants tout autant que sur celui des banques de dépôt.

Dans ces conditions difficiles, nous nous sommes attachés en priorité à rester proches de nos clients et à les soutenir durant la crise. Grâce à la solidité de notre situation en termes de liquidité et de fonds propres, nous avons continué à accorder des crédits aux particuliers et aux entreprises. Nous avons travaillé avec les clients de nos activités de Banque d'investissement et d’entreprises afin de protéger leurs activités contre la volatilité des marchés de change et de taux, et pour les aider à lever des capitaux et à refinancer leur dette. Nous avons continué à satisfaire les besoins financiers des entreprises qui dépendent du commerce international, et à soutenir les PME – qui sont la force vitale de tant d’économies. Nous avons également renforcé notre solidité financière, garantissant ainsi la sécurité des dépôts de nos clients.

Malgré les nombreux défis auxquels ont été confrontés nos clients et notre secteur, HSBC a fortement amélioré sa performance à périmètre constant en 2009. Le résultat économique avant impôt a atteint 13,3 milliards USD, en progression de 4,7 milliards USD par rapport à l’année précédente (hors dépréciation des écarts d’acquisition pour la Banque de particuliers en Amérique du Nord constatée en 2008). Cette amélioration est en grande partie attribuable à la progression des résultats de l’ensemble de nos activités de Banque de financement, d'investissement et de marchés. Par rapport à 2008, nous avons enregistré des revenus très élevés, une forte progression des résultats liés à la gestion du bilan, et une réduction significative des dépréciations d’actifs compensée par un niveau de provisions plus élevé dans nos autres activités.

Notre résultat avant impôt publié s’est établi à 7,1 milliards USD, en baisse de 24 % par rapport à l’an dernier. L’écart par rapport à la performance économique mentionnée ci-dessus s’explique par : la variation de la juste valeur sur la dette propre ; la plus value réalisée en 2008 sur la cession des banques régionales en France ; les variations de change ; la dépréciation en 2008 des écarts d’acquisition pour la Banque de particuliers en Amérique du Nord.

Ces résultats sont meilleurs que nos prévisions du début de l’année, et ils mettent en évidence la résistance de HSBC dans les phases les plus difficiles du cycle économique. En particulier, l’amélioration de notre performance à périmètre constant souligne la solidité de notre modèle économique diversifié. En 2009, les résultats particulièrement bons de notre activité Banque de financement, d’investissement et de marchés ont contrebalancé les effets de la très forte baisse des marges sur dépôts et de la baisse de la demande dans nos autres activités. La Banque d'entreprises est restée rentable dans l’ensemble des zones géographiques. En Banque de particuliers, les provisions pour risques de crédits se sont réduites dans le crédit à la consommation aux Etats Unis en gestion extinctive a atteint un tournant dans l’activité de crédit à la consommation aux Etats-Unis. L’activité de Banque privée est restée rentable et les ventes de produits d’assurance en Asie et en Amérique latine ont enregistré une très forte progression. Notre diversification transparaît également dans notre présence à l’échelle internationale et dans notre capacité à satisfaire les besoins financiers internationaux de nos clients.
En 2009, alors que les pays développés étaient encore touchés de plein fouet par les effets de la crise, nous avons renforcé notre présence sur les marchés émergents, où nous disposons d’une capacité inégalée à accompagner la croissance économique.

Durant l’année 2009, HSBC est resté attaché à ses fondamentaux et, grâce à cette priorité claire et à notre modèle économique équilibré, l’année s’est terminée comme elle avait commencé : nous restons une des banques indépendantes les plus solides financièrement et les plus rentables au monde.

Revue des performances

De manière tout à fait légitime, l’attention du public sur les banques s’est accrue durant l’année 2009 et la réputation du secteur a été sévèrement mise à l’épreuve. Durant une telle année, nous n’avons jamais considéré comme acquis le soutien continu de nos clients, et nous sommes reconnaissants de leur confiance.

L’encours de dépôts est resté élevé à 1 159 milliards USD, malgré la baisse d’activité et l’impact de la baisse des taux d’intérêt, notamment dans les marchés développés. Cette évolution est conforme à celle de l’année précédente, où nous avions bénéficié d’une collecte importante au moment de la crise financière. L’encours de crédits s’est également maintenu malgré la morosité de la demande liée à une conjoncture économique défavorable. Le nombre de clients de l’activité de Banque d'entreprises a crû de 9 % à 3,2 millions. Dans la Banque de particuliers, HSBC a continué à accueillir de nouveaux clients HSBC Premier, leur nombre atteignant 3,4 millions. En février 2010, nous avons lancé « HSBC Advance », en complément de notre offre Premier. Centré sur les besoins d’une clientèle de plus en plus mobile, ce produit sera lancé dans plus de 30 pays cette année.

Nous avons toujours compris l’importance de maintenir la qualité de notre signature et nous avons renforcé cette action en 2009. Nous avons généré des fonds propres organiques au cours des quatre trimestres. Les fonds levés lors de notre augmentation de capital nous ont permis de renforcer notre position et nous les utiliserons avec sagesse, afin de servir l’intérêt de nos actionnaires. Notre ratio Tier 1 a progressé de 250 points de base, atteignant ainsi la tranche haute de la fourchette fixée. Nos fonds propres, associés à un ratio créances / dépôts prudent de 77,3 %, nous confèrent une solidité financière qui, je crois, nous distingue de nos pairs.

En 2009, HSBC a par ailleurs prouvé sa capacité à verser des dividendes dans les périodes les plus difficiles. Le rendement de nos fonds propres, de 5,1 %, demeure inférieur à notre objectif. Cependant, compte tenu de la situation économique actuelle, nous estimons qu’il s’agit d’un résultat acceptable, et, en dehors de l’Amérique du Nord, le rendement de nos fonds propres atteint presque la fourchette que nous avions définie. Au vu des changements de réglementation qui se mettent en place et du renforcement probable des exigences en fonds propres, nous nous efforcerons de conserver un objectif de rendement compris entre 15 et 19 % en moyenne sur toutes les phases du cycle.

Dans cet environnement incertain, nous avons délibérement continué à gérer notre bilan avec prudence. Tout au long de la crise, HSBC a maintenu sa philosophie bancaire: nous commençons par collecter les dépôts, puis nous prêtons. Nous avons renforcé notre volonté de respecter cette approche au cours de ces trois dernières années. Dans le contexte actuel de taux d’intérêt exceptionnellement bas, cette stratégie est difficile à court terme, mais je suis convaincu que les liquidités qu’elle nous apporte constitueront l’un de nos principaux atouts lors de la prochaine phase du cycle économique, lorsqu’apparaîtront de nouvelles opportunités de croissance et que les taux d’intérêt retrouveront un niveau normal.

Lorsque j’ai pris mes fonctions de Directeur général du Groupe en 2006, j’étais persuadé que HSBC pourrait dégager davantage de revenus en diminuant ses coûts. Malgré les évidentes difficultés qui ont pesé sur notre croissance en 2009, nos revenus ont augmenté de 8 % sur l’année, pour atteindre 72,4 milliards USD. Nos coûts ont dans le même temps diminué de 4 %, à 34,4 milliards USD, à périmètre et taux de change constants et hors impact de la dépréciation des écarts d’acquisition en 2008.

Notre coefficient d’exploitation à périmètre constant, pour lequel nous avions défini une fourchette comprise entre 48 et 52 %, ressort à 47,5 % conformément à nos objectifs.

Notre programme One HSBC joue un rôle important dans l’amélioration de notre productivité. Mis en place en 2007, il vise à unifier nos produits, nos processus et nos technologies, de manière à améliorer et à simplifier notre mode de travail. Nous sommes passés en 2009 à la phase suivante de ce programme avec la création de centres régionaux d’excellence, qui nous permettent de transformer et de standardiser nos meilleures pratiques. Grâce à une gestion cohérente de nos produits et services, reposant sur des standards de qualité élevés dans toutes nos activités et les zones géographiques dans lesquels nous opérons, nous voulons offrir à nos clients des services performants et intégrés à moindre coût.

Qualité du crédit : les premiers signes d’une amélioration

Les dépréciations pour risques de crédit du Groupe ont augmenté de 9 %, à 26,5 milliards USD. Nous estimons qu’il s’agit d’un niveau acceptable, compte tenu de la gravité de la récession mondiale et de l’augmentation du chômage dans la plupart des pays développés. Par rapport à 2008, les dépréciations de créances ont reculé de 16 % dans les activités de crédits à la consommation en gestion extinctive aux Etats-Unis. Nous avons par ailleurs continué à bénéficier des mesures, que nous avons prises au cours des années précédentes pour limiter la progression des prêts non garantis sur certains marchés, à durcir nos critères d’octroi de crédit et à diminuer notre exposition aux secteurs plus risqués, tels que l’immobilier commercial.

Dans la Banque d’entreprises, nous avons revu à la baisse notre appétence pour certains secteurs particulièrement risqués et nous nous en sommes tenus à une activité limitée en matière de financement des LBO. La Banque de financement, d’investissement et de marchés enregistre des dépréciations pour risques de crédit nettement plus élevées qu’en 2008, mais cette augmentation est concentrée sur un nombre limité de comptes, qui ont accusé des pertes sur des expositions au secteur immobilier, à des sociétés d’investissement et au secteur financier. Dans la Banque d’entreprises, les dépréciations pour risques de crédit concernent principalement les secteurs manufacturier, l’import-export et l’immobilier.

Dans la Banque de particuliers, nous avons continué à perfectionner nos procédures de recouvrement. Nous avons cessé de commercialiser certains produits à haut risque sur les marchés les plus durement touchés par la récession. Nous avons également poursuivi le repositionnement de notre activité Premier sur nos marchés clés. Les dépréciations pour risques de crédit se sont stabilisées au second semestre dans nombre des pays les plus sévèrement frappés par la crise, tels que le Mexique, le Brésil et le Royaume-Uni. En Inde, les défauts de paiement ont commencé à diminuer au quatrième trimestre.

La reprise en matière d’emploi pourrait intervenir après la reprise de la croissance du PIB en 2010, voire celle de 2011. Cependant, les signes que nous voyons dans la phase actuelle de reprise économique nous semblent encourageants. Si l’économie et le chômage évoluent conformément à nos prévisions, et s’il ne se produit pas d’événements imprévus d’ici là, nos dépréciations de créances devraient diminuer en 2010.

Positionner nos activités pour l’avenir

Nous avons défini en 2007 une stratégie reposant sur trois tendances économiques mondiales majeures à long terme, à savoir : une croissance plus rapide dans les marchés émergents que dans les marchés développés, une croissance des échanges mondiaux plus importante que celle du PIB et le vieillissement de la population. Au début de cette année, le Conseil d’administration a revu cette stratégie afin de s’assurer qu’elle continue à refléter et à anticiper les mutations du monde dans lequel nous menons nos activités. Il est apparu clairement que ces trois tendances fondamentales n’ont pas changé.

Au cours des dix prochaines années, les marchés émergents réaliseront la majeure partie de la croissance mondiale. C’est la raison pour laquelle nous investirons en priorité sur ces marchés à croissance rapide. Nous pensons également que la reprise du commerce international  sera plus rapide que celle du PIB. Dans la Banque d’entreprises, le développement de nos capacités dans le financement du commerce, dans les systèmes de paiements et dans l’accompagnement de nos clients à l’international, continuera à être un élément essentiel de notre stratégie tant dans les marchés développés que dans les marchés émergents.

Enfin, le vieillissement de la population fait désormais partie intégrante de l’avenir de la plupart des marchés où nous sommes présents, y compris de certains des principaux pays émergents, et suscite un accroissement de la demande pour les produits de gestion patrimoniale. Notre stratégie dans la Banque de particuliers sera par conséquent axée sur la gestion patrimoniale et nous continuerons à renforcer nos relations avec nos clients en leur proposant des produits et services adaptés à l’évolution de leurs besoins au fil du temps.

Compte tenu de l’évolution des tendances commerciales et patrimoniales, nous privilégierons essentiellement les marchés, les produits et les secteurs d’activité dans lesquels nous possédons des avantages concurrentiels, du fait de notre envergure internationale, de notre échelle et de notre expérience. Le monde évoluant, il est logique que HSBC positionne ses opérations au cœur des activités économiques mondiales. En février dernier, HSBC a transféré le bureau principal du Directeur Général à Hong Kong, véritable passerelle vers la Chine Continentale, au centre des échanges et de la croissance asiatiques. Ce transfert reflète non seulement notre profond ancrage dans cette région, mais également la transformation de notre activité. Par cette décision, tant stratégique que symbolique, HSBC entend montrer sa volonté d’étendre son activité sur tous les marchés émergents à croissance rapide.

Métiers globaux

Banque de financement, d’investissement et de marchés : un  modèle économique durable et des résultats exceptionnels

La Banque de financement, d’investissement et de marchés enregistre un résultat avant impôt - à périmètre constant - particulièrement bon, de 10,5 milliards USD, contre 3,0 miliards USD en 2008. Ce chiffre témoigne incontestablement du succès de la stratégie centrée sur les financements et les marchés émergents que nous avons adoptée. Les dépréciations d’actifs ont diminué de 5,1 milliards USD par rapport à l’année dernière. Nous avons bénéficié de conditions de marché plus favorables : l’accroissement de la volatilité nous a permis de dégager des marges commerciales supérieures et l’activité des marchés des capitaux s’est nettement redressée après une période extrêmement difficile. Dans le même temps, le bas niveau des taux d’intérêt a limité les revenus des activités d’intermédiation bancaire globale mais, compte tenu de l’environnement global, les dépréciations pour risques de crédit ont plus que doublé, pour atteindre 1.7 milliards USD.

Les résultats varient selon les régions et les marchés émergents réalisent plus de 50 % du total. Les revenus proviennent également d’une grande variété d’opérations en lien direct avec la clientèle. L’activité Taux et Crédit a enregistré de solides résultats en 2009. Nous avons continué à étoffer nos capacités de financement et avons fortement amélioré notre part de marché dans l’activité obligataire. HSBC est intervenu en tant que chef de file ou co-chef de file d’émissions obligataires dans douze des seize Etats de la zone euro, qui ont lancé un emprunt obligataire en 2009. Nous avons renforcé nos relations avec nos principaux clients nous offrant la possibilité d’accroître nos revenus à l’échelle internationale et avons mis un terme à certaines relations fondées uniquement sur des transactions.

Alors que certaines institutions financières ont été contraintes de réduire leurs concours, HSBC a augmenté ses parts de marché dans ses activités principales. Le Groupe est arrivé en première position du classement obligataire Bloomberg EuroMarket, pour l’ensemble des émissions réalisées en Zone Euro. Euromoney a nommé pour la première fois HSBC Best Global Debt House et nous avons remporté les Best Banks Awards décernés par le FX Week, toutes catégories, marchés émergents.

Dans l’activité de Gestion de bilan, nous nous sommes efforcés de gérer l’exposition du Groupe aux taux d’intérêt et, dans la mesure du possible, d’accroître le retour sur investissement de notre excédent. Nos revenus ont augmenté de manière significative, à 5,4 milliards USD, car nous avons su anticiper la baisse des taux d’intérêt. Nous anticipons une baisse de ces revenus en 2010 en raison de l’arrivée à terme de certaines positions ; le contexte actuel des taux d’intérêts nous offre des opportunités pour contrebalancer ces effets.

Nous sommes convaincus que notre modèle économique diversifié et tourné vers la clientèle, associé à notre envergure et à notre présence internationale, offre à la Banque de financement, d’investissement et de marchés la possibilité de maintenir ses revenus et de consolider ses parts de marché.

L’augmentation des liquidités a entraîné une hausse des cours de nos portefeuilles d’actifs disponibles à la vente ; nos portefeuilles d’ABS (asset-backed securities) ont enregistré des résultats conformes à nos prévisions. Dans les états publiés, nous avons constaté une dépréciation de 1,4 milliard USD et enregistré une perte attendue de 378 millions USD, en ligne avec nos estimations données précédemment. La valeur comptable de notre portefeuille a diminué de 9 % sur l’année, à 45,9 milliards USD, à la suite d’amortissements et de remboursements. La moins-value latente sur actifs disponibles à la vente constatée en situation nette a diminué de 6,5 milliards USD, à 12,2 milliards USD, grâce à l’amélioration de la liquidité et à la hausse des cours.

Banque privée : privilégier la croissance des marchés émergents

En cette période de très forte incertitude, notre clientèle de banque privée a fortement réduit son appétit pour le risque en matière de placements et sa demande de crédits, entraînant une baisse de nos revenus. Cette activité enregistre un résultat avant impôt de 1,1 milliard USD, en repli de 21 % par rapport à 2008.

Nous avons continué à élargir et renforcer notre présence et nos activités sur les principales régions émergentes du monde, en suivant l’évolution de la répartition des richesses et des opportunités de croissance. Compte tenu des conditions difficiles qu’ont traversées les marchés développés, la collecte nette a diminué dans son ensemble. Les 6,6 milliards USD collectés sur les marchés émergents et parfois grâce aux synergies au sein du Groupe, sont toutefois encourageants.

Les encours de nos clients ont augmenté de 6 %, à 460 milliards USD, en dépit de l’environnement économique général et de notre volonté de ne pas nous lancer dans une course aux dépôts dans cet environnement extrêmement concurrentiel. Nous avons mené à terme la fusion de deux banques privées suisses de HSBC et lancé avec succès un certain nombre de produits de niche et produits alternatifs.

Marchés émergents

Développer nos activités en Asie, la région du monde ayant la croissance la plus rapide

Nos activités menées en région Asie-Pacifique ont enregistré un résultat avant impôt de 9,2 milliards USD, dont 55 % réalisés à Hong Kong et 45 % dans le reste de la région Asie Pacifique. Bien qu’elle accuse une baisse globale de 8 %, cette performance est solide au regard de la conjoncture difficile et de l’environnement des taux d’intérêt, et cette région reste une fois encore celle qui a le plus fortement contribué aux résultats du Groupe.

De nombreuses économies en Asie ont sévèrement pâti de la chute des échanges commerciaux et des investissements survenue début 2009, mais l’activité économique ainsi que la demande de crédit et de gestion patrimoniale se sont améliorées au second semestre. L’économie chinoise a continué à croître rapidement, stimulée par les mesures de relance et l’emploi est demeuré à un niveau élevé. Les exportations et la demande nationale ont par conséquent augmenté et l’activité commerciale s’est intensifiée au sein et au-delà de la région.

Nous avons continué à mettre en œuvre notre politique de croissance, à la fois par le biais de la croissance organique et par l’instauration de partenariats stratégiques. Notre base de dépôts s’est accrue de 8 %. Notre activité de prêts a redémarré au second semestre et nous avons soutenu les petites et moyennes entreprises en lançant notre fonds SME en Malaisie et en augmentant les crédits octroyés à Hong Kong. La vente de produits d’assurance et les bénéfices dégagés par cette activité ont augmenté de manière significative dans toute la région.

A Hong Kong, nous avons continué de tirer profit de notre position en tant que première banque du pays. Nos dépôts ont progressé et nous occupons la première place du marché des cartes de paiement et des prêts hypothécaires dans l’immobilier résidentiel, qui bénéficient d’un solide encours soutenu par un ratio loan-to-value conservateur de 38 %. Nous avons également consolidé notre position de premier bancassureur du pays. Les charges pour dépréciation de créances sont ressorties à 35 % de moins qu’en 2008, soulignant ainsi la qualité et la résistance de nos portefeuilles.

En Chine continentale, où HSBC occupe la place de première banque internationale, nous avons poursuivi l’extension de notre réseau et nous comptons ouvrir très prochainement notre centième agence HSBC. Notre plan de croissance repose aussi fondamentalement sur le développement de nos relations avec des partenaires stratégiques. En 2009, la valeur de nos investissements stratégiques, mesurée en capitalisation boursière, a augmenté de 11,3 milliards USD, à 25,4 milliards USD. Nous avons créé une compagnie d’assurance en partenariat et annoncé notre intention de constituer une société commune dans les cartes de crédit avec Bank of Communications, à laquelle nous transférerons plus de 11 millions de cartes en circulation. Nous avons également encouragé le développement stratégique du renminbi en tant que monnaie internationale de négoce. Nous avons été la première banque étrangère à conclure des transactions internationales dans la monnaie chinoise et avons lancé des services de règlement commercial dans sept pays de l’ASEAN.

Nous avons poursuivi l’intégration et le développement de nos activités dans le reste de la région, conformément à notre vision positive des perspectives économiques. Au Vietnam, qui devrait enregistrer un des taux de croissance les plus élevés de tous les pays de l’ASEAN, HSBC a été la première banque étrangère à constituer une société de droit local et nous avons pu en début d’année accroître notre participation dans la principale compagnie d’assurance vietnamienne. Nous avons achevé avec succès notre acquisition de Bank Ekonomi en Indonésie, ce qui nous a permis de quasiment doubler notre présence dans le cinquième pays le plus peuplé au monde et au sein duquel nous comptons à présent plus de 200 points de vente. Dans les services aux particuliers, nous nous sommes concentrés sur les potentialités de notre offre Premier, qui a enregistré une solide croissance à Singapour et en Malaisie. Conformément à cette stratégie, nous nous sommes retirés du marché des prêts à la consommation en Inde et en Indonésie.

Une année difficile pour l’économie du Moyen-Orient

L’année 2009 a été extrêmement complexe pour le Moyen-Orient, où HSBC occupe la place de première banque internationale. La région a été très affectée par la chute des collectes de capitaux, l’effondrement des revenus pétroliers, le recul des prix immobiliers ainsi que les interrogations sur le niveau de la dette de Dubaï. Malgré le redressement des cours du pétrole au second semestre de l’année, les conditions de crédit sont demeurées difficiles. 

Dans un contexte aussi difficile, HSBC a enregistré un résultat avant impôt de 0,5 milliard USD, soit 74 % de moins qu’en 2008. Les dépôts et prêts ont dans l’ensemble diminué. Les charges pour dépréciation de créances sont montées à des niveaux non satisfaisants et nous avons pris les mesures appropriées pour compenser ses effets négatifs et gérer le risque. Notre exposition sur l’ensemble de la région et des pays qui la composent reste suffisamment diversifiée.  

HSBC est présent au Moyen-Orient depuis plus d’un siècle. Nous sommes certains que les autorités de cette région apporteront les conditions et le soutien nécessaire à la poursuite de la croissance et nous nous attendons à un redressement de l’économie  à partir de cette année et la suivante. Le Moyen-Orient continuera à rester un marché important, au cœur du commerce international et des flux d’investissements. Notre engagement dans la région demeure intact et nous avons lancé en janvier 2010 aux Emirats Arabes Unis un fonds de soutien aux PME à destination de notre clientèle d’entreprises.

Amélioration des perspectives en Amérique latine

Les activités de HSBC en Amérique latine ont enregistré un résultat avant impôt de 1,1 milliard USD, en repli de 33 % par rapport à 2008. Ce repli est le résultat du durcissement de la conjoncture, de l’impact du virus H1N1 au Mexique et de l’augmentation des dépréciations pour risques de crédit dans l’ensemble de la région.

En 2009, nous avons pris la décision stratégique de repositionner notre activité de banque de particuliers. Nous avons poursuivi notre réduction sur les portefeuilles de crédit aux particuliers et de cartes de crédit les plus risqués, pour lesquels nous avions enregistré le plus fort taux d’impayés en 2008. Nous avons diminué le nombre d’agences proposant des crédits à la consommation et des services aux particuliers au Mexique et au Brésil, pour nous recentrer sur les opportunités de développement de l’offre Premier, qui a rencontré un succès tout particulier au Brésil. La vente de nos produits d’assurance a également progressé.

Les conditions économiques se sont améliorées au cours de l’année. L’économie brésilienne a renoué avec la croissance au deuxième trimestre et la situation a commencé à se redresser au Mexique au second semestre, avec la diminution de l’impact du virus H1N1 et la remontée des volumes d’échanges avec les Etats-Unis. Les dépréciations pour risques de crédit ont baissé dans la région durant la dernière partie de l’année. Le Groupe considère toujours l’Amérique latine comme une zone au potentiel considérable et a alloué à nouveau 1,3 milliard USD de capitaux à ses opérations au Mexique et au Brésil fin 2009. Notre capital s’en est trouvé renforcé, ce qui nous aidera à répondre aux besoins croissants de notre clientèle découlants du développement économique de ces pays. 

Marchés développés

Etats-Unis – Amélioration du crédit à la consommation

Les Etats-Unis ont vu leur croissance économique repartir au second semestre 2009, malgré des conditions demeurées difficiles, notamment dans le domaine des services aux particuliers. Le taux de chômage a dépassé la barre des 10 % et les prix de l’immobilier ont poursuivi leur recul généralisé, même si un certain ralentissement était perceptible au second semestre de l’année, en particulier dans les catégories de prix moyens à bas pour lesquelles les crédits d’impôts ciblés et les faibles taux d’intérêt ont contribué à soutenir le marché résidentiel. 

Aux Etats-Unis, la Banque de particuliers a enregistré une perte avant impôt de 5,3 milliards USD, soit une amélioration de 22% par rapport à 2008, hors effet de la dépréciation des écarts d’aquisition. Nous avons achevé la fermeture de toutes nos agences de crédit à la consommation, et les charges de restructuration associées de 150 millions USD se sont révélées nettement inférieures à nos attentes. Nous avons poursuivi de manière encourageante la réduction des activités, qui sont en gestion extinctive.

En fin d’exercice, HSBC Finance a aligné les durées de maintien au bilan des créances douteuses et leur passage en pertes sur celle du Groupe, ce qui s’est traduit par une diminution significative des soldes d’impayés. Les encours de tous les segments du portefeuille en gestion extinctive ont été réduits cette année, passant à 79 milliards USD, soit une réduction de 22 milliards USD.
Depuis le début de notre programme de cessation progressive de certaines activités du portefeuille au premier trimestre 2007, nous avons réduit les soldes de 47 milliards USD, soit une diminution de 37%.
Nous avons également annoncé la cession de notre activité de financement automobile et d’un milliard USD de crédits associés, ce qui représente une avancée supplémentaire dans notre programme de gestion extinctive.

Hors changement de période, les soldes d’impayés ont enregistré comme d’habitude une hausse saisonnière au second semestre, mais dans des proportions inférieures à celles des années précédentes. La majeure partie de nos clients ont continué d’honorer leurs échéances, et afin d’aider nos clients qui rencontraient des difficultés, nous avons renégocié au cours de l’année plus de 104 000 prêts pour une valeur totale de 14,6 milliards USD. En raison de ces évolutions, les dépréciations de créances sur nos opérations de crédit à la consommation aux Etats-Unis en gestion extinctive ont reculé de 16 %.

HSBC Bank USA a enregistré durant l’année une augmentation des dépôts aussi bien en Banque d’entreprises qu’en Banque de particuliers. Nous avons vendu 4,5 milliards USD de prêts hypothécaires de qualité et accru de 37 % le nombre de clients Premier. Nous avons également enregistré des résultats encourageants dans le secteur des cartes. Cette activité est restée rentable malgré un environnement économique difficile, et le portefeuille s’est dans l’ensemble contracté.
Toutefois, du fait de l’amélioration des conditions, nous avons relancé les dépenses de marketing pour accélérer les émissions de nouvelles cartes dans certains segments.

Une bonne résistance en Europe

Les activités de HSBC en Europe ont résisté face à des défis économiques de grande ampleur. Le résultat avant impôt  a augmenté de 83 %, à 6,6 milliards USD, dont 69 % réalisés par la Banque de financement, d’investissement et de marchés. Le résultat publié avant impôt est ressorti à 4 milliards USD en 2009, contre 10,9 milliards USD l’année précédente.  

Au Royaume-Uni, la récession a resserré son emprise sur l’économie. Bien que la crise y ait duré plus longtemps que dans d’autres pays développés, les faibles taux d’intérêt et les mesures d’assouplissement quantitatif ont contribué à limiter son impact pour les emprunteurs. Cependant, les faibles taux d’intérêt ont également affecté nos marges de dépôt. HSBC a continué à soutenir ses clients pendant cette période difficile. Comme nous nous y étions engagés, nous avons proposé 15 milliards GBP de nouveaux prêts hypothécaires au cours de l’année, dotés d’un ratio loan-to-value moyen conservateur de 55 %, et nous avons accru à 11 % notre part de marché dans les nouveaux crédits hypothécaires nets. Au sein de notre clientèle d’entreprises, la demande de prêts est restée très modérée et le recours aux découverts a atteint 40 %, soulignant la disponibilité du crédit au moment de la reprise de la demande. Nous avons soutenu plus de 121 000 créations d’entreprises et prêté 0,8 milliard GBP dans le cadre de notre engagement envers les PME. Nous avons également augmenté de plus de 30 % l’octroi de crédits commerciaux.

En France, nos activités ont enregistré dans l’ensemble de très bonnes performances, avec un résultat avant impôt de 827 millions USD, tiré par une hausse significative des revenus des activités de marché, ainsi que par la bonne résistance de la Banque de particuliers et de la Banque d’entreprises.

HSBC a enregistré également de très bons résultats en Turquie, avec un résultat avant impôt à périmètre constant de 261 millions USD, nettement supérieur à celui de 2008, malgré une nette contraction de l’économie en 2009 et des taux de chômage record. Nous pensons que la Turquie fait toujours partie des moteurs de croissance clés pour l’avenir et le développement de notre présence dans le pays depuis quelques années nous positionne idéalement en vue du retour de la croissance.

Perspectives

Perspectives économiques pour 2010 : une croissance à deux vitesses

Alors que l’économie mondi ale sort de la récession, nous anticipons une reprise à deux vitesses. Pour 2010, nous tablons sur une croissance du PIB des marchés émergents de plus de 6 %, tandis que les pays développés auront du mal à atteindre 2 %. La performance d’une banque reflète la situation économique des secteurs avec lesquels elle opère, et présente à ce titre des défis et des opportunités pour le secteur. 

L’année qui commence sera sans doute encore difficile pour les marchés développés. Tant aux Etats-Unis qu’en Europe, la reprise reste fragile et elle pourrait bien s’avérer moins soutenue que celles observées à l’issue des crises antérieures. La demande devrait rester freinée par la nécessité de reconstituer l’épargne. Les gouvernements et les banques centrales devront prendre des décisions difficiles pour répondre à la fois au besoin de réduire les dépenses et à celui de soutenir la reprise et l’emploi. Les faibles taux d’intérêt vont sans doute continuer de soutenir la reprise, mais ils devraient également limiter les marges de dépôt pendant un certain temps. Les conséquences des changements réglementaires pour les banques restent incertaines, mais il est probable que les marchés développés soient plus touchés que les régions à forte croissance sur lesquelles nous nous sommes positionnés en priorité.  

L’avenir appartient de plus en plus aux marchés émergents. Le dernier indice HSBC sur les marchés émergents laisse supposer qu’un certain nombre d’entre eux enregistreront une forte croissance en 2010. Avec le temps, ces marchés deviendront de plus en plus interconnectés, et moins dépendants de l’Occident. Le centre de gravité de l’économie mondiale va continuer de se déplacer vers l’est et le sud, et les opportunités de croissance des services financiers suivront la même direction. 

Avec la restructuration inévitable du secteur, certaines banques pourront consolider leurs activités et se recentrer sur leurs marchés domestiques. Dès lors, nous nous attendons à ce que certaines revendent des portefeuilles d’actifs, lesquels pourraient pour certains présenter un intérêt pour HSBC. Nous continuerons d’examiner avec méthode les occasions qui se présenteront. 

Dans ce contexte d’activité incertain, la force de la marque HSBC reste l’un de nos meilleurs atouts. En 2009, nous avons été nommés « most valuable banking brand »  par Interbrand et le mois dernier nous avons été désignés par Brand Finance comme « number one banking brand » pour la troisième année consécutive. Grâce à la force de notre marque, à la solidité financière de notre signature, à notre business model étendu et bien équilibré ainsi qu’à une stratégie claire, je suis convaincu que HSBC affiche une position solide et compétitive face à la prochaine étape du cycle économique et à l’évolution constante de l’économie mondiale. 

Enfin, je suis heureux d’annoncer que la performance du mois de janvier 2010 est forte et au-delà de nos attentes.

Remerciements à nos collaborateurs

L’année 2009 a été une fois de plus exceptionnellement exigeante pour nos collaborateurs. Pour beaucoup d’entre eux, cela a supposé de fournir davantage d’efforts pour aider notre clientèle pendant la crise. Pour d’autres, cela a signifié de travailler encore plus que d’habitude pour remplir leurs engagements, à un moment où les conditions extérieures rendaient le challenge plus difficile. Comme preuve de leur engagement, le taux d’implication de nos salariés est passé de 67 à 71 % au cours de l’année. Cet élément est d’autant plus encourageant que ce pourcentage est nettement supérieur à la moyenne du secteur. 

Je voudrais donc réserver mes derniers mots à mes collègues. C’est grâce à votre professionnalisme que HSBC peut marcher la tête haute à une époque où la réputation des banques est au plus bas. C’est également grâce à votre souci constant à l’égard de la clientèle que HSBC est une banque avec laquelle on a envie de collaborer.Merci.

restultats 09

resultat 09

Pour consulter l'ensemble des annexes, cliquez sur "Version imprimable du communiqué de presse", en haut à droite de votre écran.

Contacts
Paris
Chantal Nedjib
Direction de la Communication
Téléphone : +33 1 40 70 7729

Gilberte Lombard
Investor Relations Director
Téléphone : +33 1 40 70 2257

Londres
Richard Beck
Group General Manager
Communications Director
Téléphone : +44 (0)20 7991 0633

Alastair Brown
Manager Investor Relations
Téléphone : +44 (0)20 7992 1938

Hong Kong
David Hall
Head of Group Communications (Asia)
Téléphone : +852 2822 1133

Gareth Hewett
Deputy Head of Group Communications (Asia)
Téléphone : +852 2822 4929

Chicago
Lisa Sodeika
Executive Vice President,
Corporate Affairs
Téléphone : +1 224 544 3299

Diane Bergan
Senior Vice President,
Public Affairs
Téléphone : +1 224 544 3310