07 Mai 2010
Les performances financières de HSBC ont été excellentes au premier trimestre, durant lequel elles ont largement dépassé celles de la même période 2009¹, essentiellement grâce à la baisse des dépréciations pour risque de crédit. Ces progrès sont principalement imputables à la Banque de particuliers et la Banque d’entreprises, et la Banque de financement, d’investissement et de marchés a aussi amélioré ses résultats. Aux Etats-Unis, l’évolution saisonnière des crédits s’est révélée particulièrement favorable, si bien qu’un résultat avant impôt positif a été enregistré dans ce pays pour la première fois depuis le début de la crise financière, en 2007.
A de nombreux égards, les résultats du premier trimestre sont globalement conformes aux prévisions que nous avions formulées au début de l’année. Les marges sur dépôts sont restés assez limitées, reflétant un niveau de taux d’intérêt bas dans la plupart des grands pays et une concurrence accrue pour capter les capitaux des épargnants. Les revenus générés par la gestion de la trésorerie de la banque sont restés élevés au regard de leur moyenne sur le long terme mais, comme nous l’avions annoncé, ils sont nettement en retrait par rapport au premier trimestre de 2009, qui avait été exceptionnel. Alors que les consommateurs se sont montrés peu enclins à la dépense dans beaucoup de pays développés, la demande de crédit s’est raffermie dans les pays émergents ainsi que pour le commerce transfrontalier.
La qualité du crédit s’est améliorée plus rapidement que nous ne l’avions prévu dans le crédit à la consommation aux Etats-Unis et, de manière générale, dans l’ensemble du Groupe. En conséquence, le coût du risque sur le trimestre est revenu à son plus bas niveau depuis plus de deux ans, s’inscrivant en baisse dans chaque ligne de clientèle et toutes les régions du Monde à l’exception du Moyen-Orient.
Tout en continuant à réduire notre exposition sur les portefeuilles de crédits à la consommation aux Etats-Unis en gestion extinctive, nous avons aussi exploité les opportunités de développement dans d’autres domaines d’activités. Nous pensons que le regain de la demande de crédit dans les pays émergents se traduira par une augmentation durable des revenus tant que les pays d’Asie tirent la reprise économique mondiale et que les marchés émergents commencent à jouer un rôle plus important dans le commerce mondial. Les encours de prêts à la clientèle étaient plus élevés à la fin du 1er trimestre 2010 qu’à fin 2009 et les revenus de l’assurance et de la gestion patrimoniale dépassaient leur niveau du 1er trimestre 2009 en Asie comme en Europe. En outre, HSBC Premier a continué à apporter une contribution substantielle aux revenus grâce à l’augmentation de sa clientèle, qui a atteint 3,6 millions de personnes au cours de la période. Au niveau de l’ensemble du Groupe, les revenus, bien qu’inférieurs à ceux du 1er trimestre 2009, étaient néanmoins supérieurs à ceux du 4e trimestre 2009.
Les charges d’exploitation sont globalement comparables à celles du 1er et du 4e trimestre 2009, soutenues par un effort de maîtrise des coûts dans tous les métiers et nous avons poursuivi nos investissements dans le programme One HSBC afin de dégager des gains de productivité dans l’ensemble du Groupe.
En raison de tout ce qui précède, le résultat économique avant impôt est largement supérieur à celui des 1er et 4e trimestres 2009. Sur une base publiée, le résultat avant impôt est inférieur à celui du premier trimestre 2009, en grande partie à cause de l’ampleur exceptionnelle de la variation positive de la juste valeur de notre dette propre liée à l’évolution des spreads de crédit au 1er trimestre 2009.
Nous avons continué à capitaliser sur notre solidité financière exceptionnelle pour nous assurer un positionnement compétitif face aux opportunités de croissance. La croissance organique des fonds propres au cours du trimestre a contribué à renforcer le ratio Tier 1 à 11.1% et le ratio core Tier 1, à 9,7 %, après paiement du quatrième acompte sur dividende de 2009, d’un montant de 0,10 USD par action ordinaire. Les encours de risques pondérés publiés se sont légèrement contractés ce trimestre. Le ratio créances sur dépôts s’est maintenu en dessous de 80 %, un niveau prudent. Le premier acompte sur dividende de 2010, d’un montant de 0,08 U SD par action ordinaire, a été déclaré le 4 mai.
Les signes de croissance de la demande de prêts et de services de gestion patrimoniale se confirment en Asie
Dans la zone asiatique, l’embellie économique s’est amplifiée au premier trimestre et les indices d’une recrudescence de la demande de crédits et de produits d’investissement et de gestion patrimoniale qui étaient apparus au second semestre 2009 se sont confirmés. Les commissions ont progressé par rapport au premier trimestre 2009 parce que nous avons su répondre à l’accroissement de la demande de produits de gestion patrimoniale, en particulier les produits de gestion collective. Le montant total des revenus est en hausse à la fois par rapport au premier et au quatrième trimestre 2009. En outre, nous avons accru l’encours des prêts aux particuliers et des crédits aux entreprises dans plusieurs zones. Le coût du risque a diminué, en particulier à Hong Kong, du fait d’une conjoncture économique plus dynamique, et en Inde, où nous avons tiré profit d’une diminution des encours des cartes de crédit et de la gestion extinctive des portefeuilles de crédit à la consommation. Les ménages et les entreprises ont également continué à confier à HSBC une part croissante de leur épargne et les revenus liés à l’augmentation de l’encours des dépôts par rapport aux premier et quatrième trimestres 2009 ont permis de compenser partiellement le resserrement de la marge sur dépôts.
En conséquence, le résultat avant impôt réalisé à Hong Kong et dans le reste de la zone Asie-Pacifique a progressé dans des proportions appréciables par rapport au premier trimestre 2009 et, en Chine continentale, nos partenariats ont également accru leur contribution. Le cap du million de clients HSBC Premier a été franchi dans l’ensemble de la région et nous avons lancé notre nouvelle proposition Advance à l’intention d’une clientèle à fort potentiel dans sept pays d’Asie.
Les revenus ont marqué le pas en Amérique latine et au Moyen-Orient
Nous avons poursuivi le recentrage de nos portefeuilles de crédit en Amérique latine, dont la contrepartie est une diminution de nos revenus dans cette région. Cependant, la baisse du coût du risque de crédit a globalement compensé l’érosion des revenus. Au Moyen-Orient, la clientèle a continué de pâtir des effets de la contraction de l’activité économique observée l’an dernier, d’où une baisse générale des revenus. Le coût du risque de crédit, plus élevé qu’au premier trimestre 2009, est toutefois moindre qu’au quatrième trimestre 2009.
Etats-Unis : un résultat avant impôt positif pour la première fois depuis 2007
Aux Etats-Unis, l’économie a continué de montrer des signes d’embellie au cours du premier trimestre 2010. Le moral des chefs d’entreprise s’est amélioré en raison du redressement de la production industrielle. Les prix des biens immobilier de valeur faible et intermédiaire sont restés stables. Le taux de chômage, bien qu’encore élevé, s’établit à un niveau plus bas qu’attendu.
Malgré ce contexte difficile, la filiale de HSBC aux Etats-Unis a, pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2007, dégagé un bénéfice avant impôt. Le coût du risque dans la Banque de particuliers a sensiblement décru par rapport au premier et au quatrième trimestres de 2009 par suite de la contraction des encours sur la clientèle, de la saisonnalité et d’une évolution plus favorable du crédit. Les effets de la saisonnalité sont plus prononcés que par le passé, en partie parce que la clientèle se préoccupe davantage de se désendetter et en partie du fait des plans de relance mis en place par le gouvernement. Dans le crédit à la consommation, conformément à nos prévisions, les portefeuilles en gestion extinctive ont baissé au premier trimestre, de 5,6 milliards USD, pour s’établir à 73,3 milliards USD. Notre activité de cartes aux Etats-Unis a enregistré un bénéfice avant impôt de 681 millions USD, à comparer avec 1 million USD au titre du premier trimestre 2009, essentiellement à cause d’une diminution du coût du risque, encore que, selon nos estimations, la nouvelle législation pourrait amoindrir les revenus pondérés par les risques d’environ 200-300 millions USD en 2010. La rentabilité est aussi en progression dans les activités de Banque d’entreprises et de Banque de particuliers de HSBC Bank USA.
Royaume-Uni : recentrage de notre stratégie pour la banque de détail et renforcement de nos capacités à l’international
Au Royaume-Uni, l’activité économique a progressé à un rythme modéré au premier trimestre 2010 et la demande de crédit est restée faible. Pourtant, les revenus de la banque de détail ont légèrement dépassé ceux du premier trimestre 2009 parce qu’il a été possible d’accroître les prêts de manière sélective et que les marges sur crédits se sont améliorées, ces deux tendances se conjuguant pour contrebalancer les effets persistants du resserrement des marges sur dépôts. La qualité de notre portefeuille a été maintenue grâce une mise œuvre conservatrice du ratio loan-to-value². Le nombre de clients de HSBC Premier a continué à augmenter et notre nouvelle offre Advance a été lancée dans plusieurs pays au cours du trimestre, tandis que le fonds HSBC World Selection a enregistré de bonnes performances, son actif sous gestion atteignant 2 milliards USD au Royaume-Uni. Dans la Banque d’entreprises, nous avons consolidé nos positions sur les financements internationaux, en augmentation. Le coût du risque a sensiblement baissé par rapport au premier trimestre 2009, en cohérence avec la stabilisation de la conjoncture économique et la persistance des taux d’intérêt à un niveau faible.
Très bonnes performances de la Banque de financement, d’investissement et de marchés grâce à une diversification des revenus
Le résultat avant impôt de la Banque de financement, d’investissement et de marchés dépasse celui du premier et du quatrième trimestre 2009. Les activités de trading se sont très bien comportées et les charges pour dépréciation et provisions pour risques de crédit ont significativement décru, ceci compensant largement la baisse que nous avions anticipée des revenus tirés de la gestion de la trésorerie de la banque; nous prévoyons que celle-ci se prolonge jusqu’à la fin de l’année, nos positions arrivant à maturité. Les revenus globaux, bien qu’en retrait par rapport à un premier trimestre 2009 qui avait été très bon, restent très diversifiés, aucun métier n’y contribuant à hauteur de plus de 20 %. Les revenus des crédits ont fortement progressé, essentiellement grâce à l’amélioration générale des prix des actifs et du fait que les dépréciations enregistrées au premier trimestre 2009 n’ont pas été renouvelées au même niveau. Sur les marchés des changes, les volumes traités ont été moins importants, sous l’effet d’une volatilité moindre par rapport aux niveaux élevés du premier trimestre 2009.
Le portefeuille de titres garantis par des actifs (ABS) disponibles à la vente s’est comporté comme attendu. Les provisions pour dépréciation de 98 millions USD constituées ce trimestre sont conformes aux projections que nous avions données, comprises entre 2 et 2,5 milliards USD pour la période de 2009 à 2011. Les pertes attendues s’élèvent, quant à elles, à 72 millions USD sur le trimestre, soit un montant également conforme à la fourchette prévisionnelle de 600 à 800 millions USD. Le stock de moins-values latentes sur le portefeuille d’ABS disponibles à la vente s’est encore réduit, revenant à 9,9 milliards USD grâce à l’augmentation des prix et à une arrivée à maturité des actifs conforme à nos prévisions. Sur ce total, 3,9 milliards USD concernent les titres détenus dans des structures de titrisation (securities investment conduits), lesquelles bénéficient encore d’une garantie externe de 2,2 milliards USD sur les premières pertes.
Une collecte nette positive dans la Banque privée
Le résultat avant impôt de la Banque privée est légèrement en retrait sur celui du premier trimestre 2009. Nous avons bénéficié de l’activité accrue de la clientèle, qui a fait preuve d’une plus grande appétence pour le risque, et d’un afflux net de capitaux provenant principalement des pays émergents.
Perspectives pour 2010
Le Directeur Général du Groupe, Michael Geoghegan, a déclaré :
« Je trouve encourageants les excellents résultats financiers du premier trimestre et suis très heureux de vous informer que nos performances depuis la fin du trimestre sont satisfaisantes. Si nous demeurons vigilants quant aux conséquences des tensions observées en Europe, l’évolution des marchés émergents est favorable et, aux Etats-Unis, le premier trimestre 2010 se solde par un bénéfice avant impôt, le premier depuis 2007. Même s’il est trop tôt pour crier victoire, les avancées réalisées au cours du trimestre sont la conséquence des actions menées par notre équipe managériale depuis que nous avons décelé des problèmes sur le marché américain du crédit à la consommation.
Nous sommes toujours dans une période où le niveau exceptionnellement bas des taux d’intérêt ne devrait pas bouger, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. En tant que banque privilégiant les dépôts, nous pouvons nous attendre à ce que les revenus plafonnent jusqu’à la fin de l’année et même au-delà. Mais, bien que cette configuration soit actuellement difficile à supporter, la solidité financière de HSBC en fait l’un des établissements les mieux positionnés pour la hausse des taux d’intérêt qui ne manquera pas de se produire à long terme.
Nous croyons que la demande de prêts et de produits de gestion patrimoniale continuera à s’accroître dans les pays émergents. Il faudra néanmoins du temps pour que la demande de crédit se traduise par des revenus significatifs. Le redémarrage de l’Asie et de l’Amérique latine devrait s’amplifier au fil de l’année. La reprise pourrait se faire attendre plus longtemps dans certains pays du Moyen-Orient bien que le cours actuel du pétrole soutienne leur croissance. Dans les marchés matures, accroître les revenus restera un challenge à court terme. Ce qui confirme d’autant mieux le bien-fondé de notre stratégie sur les marchés émergents et je suis persuadé qu’aucune banque internationale n’est mieux placée que HSBC pour soutenir leur économie et renforcer leurs connexions avec les pays matures.
Les évolutions réglementaires sont l’autre défi majeur qui nous attend. Il est de l’intérêt de tous que le cadre réglementaire soit renforcé, que les banques deviennent plus responsables et que la réglementation devienne plus efficace sans pour autant entraver le développement de l’économie réelle. Nous sommes d’accord sur la nécessité d’accroître le niveau global des fonds propres et de la liquidité du système financier. Nous n’en craignons pas moins que, si ces mesures étaient appliquées trop brutalement, elles ne limitent la capacité des banques de prêter à leurs clients au moment où ils en ont le plus besoin. Le risque est qu’il en résulte un nouveau rationnement du crédit qui compromette la reprise. Quelles que soient les mesures adoptées, elles devront être appliquées à l’échelon international et selon le même calendrier.
De Hong Kong d’où je travaille désormais, le basculement du centre de gravité de l’Ouest vers l’Est n’a jamais été aussi manifeste. Dans les pays matures, la double menace d’une retombée dans la récession et dans la stagnation existe toujours. Au contraire, la reprise des pays émergents paraît plus assurée. La croissance s’accélère, le volume d’activité augmente et de nouveaux emplois sont créés. Tous ces éléments devraient faire évoluer l’économie mondiale dans la bonne direction. »
Remarques :
¹ En consommation l’absence de mention contraire, tous les commentaires figurant dans le présent document sont émis sur la base des chiffres publiés
² loan-to-value : montant du prêt/ valeur du bien immobilier financé
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Note aux éditeurs :
Le Groupe HSBC
HSBC Holdings plc, maison mère du Groupe HSBC, a son siège situé à Londres. Le Groupe sert des clients dans le monde entier à travers quelque 8 000 implantations réparties dans 88 pays et territoires en Europe, dans la région Asie-Pacifique, en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique. Avec 2 364 milliards USD d'actifs au 31 décembre 2009, HSBC est l'un des premiers groupes de services bancaires et financiers au monde. "Votre banque, partout dans le monde" est la signature publicitaire universelle de HSBC.